Un lieu habité et sacré au fil des siècles
La montagne sacrée de Sainte Juliane fut successivement occupée par :
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les Celtes (du Ve au IIe siècle avant J.-C.),
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les Wisigoths (vers le Ve siècle après J.-C.),
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les Cathares ou Albigeois (au XIIe siècle).
Situé à 316 m d’altitude, ce plateau aurait accueilli les premières maisons de Roquecourbe. Une église paroissiale, dédiée à Sainte Julienne de Nicomédie, y fut construite puis détruite lors de la croisade contre les Albigeois vers 1210. Reconstruite par la suite, elle servit également de temple protestant avant d’être réaffectée au culte catholique.
Les fouilles archéologiques
Longtemps silencieux, le site commence à livrer ses secrets en 1952 lorsqu’un sarcophage est découvert lors d’un labour. Les fouilles officielles, menées jusqu’en 1976, ont permis de mettre au jour :
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des cuves,
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des gradins,
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des sarcophages,
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ainsi que de nombreux objets (poteries, anneaux, clous, clés, éperon).
Ces éléments sont aujourd’hui exposés au musée Goya à Castres.
Les cuves
Dans la partie basse du site, plusieurs cuves creusées dans la roche sont visibles. Selon leur forme et leur profondeur, elles semblent avoir servi :
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aux ablutions rituelles,
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ou à des cérémonies sacrées mentionnées dans certaines traditions celtes.
Les gradins
Le site présente sept rangs de gradins taillés dans le schiste. Ils auraient servi de lieu de rassemblement lors de cérémonies et de rencontres communautaires.
Les sarcophages
Dix sarcophages en grès, datés du VIIIe au XIIIe siècle, sont présents sur le site.
Plusieurs d’entre eux possèdent des couvercles à pans coupés et ne présentent pas d’éléments décoratifs.
Les sépultures retrouvées appartenaient toutes à des femmes — dont l’une était inhumée aux côtés d’un enfant — ce qui suggère l’existence d’un ancien cimetière de religieuses.